Camping-Cars sur les Routes de la Soie et du Monde.
Guidés par Ernesto, jeune étudiant, guide francophone de l’association, nous visitons les sites bien connus et les petits coins moins fréquentés de La Habana Vieja.
La plaza de la Catedral, construite sur un ancien marais asséché, est animée. Des groupes de musiciens et de jeunes femmes en costumes d’époque essaient de gagner quelques pesos en attirant l’attention des touristes, déjà nombreux.
La Catedral San Cristobal « pièce musicale de pierre » flanquée de deux clochers totalement différents est encore fermée, nous reviendrons demain visiter l’intérieur. Une grande fresque en sable coloré dans les tons beige et marron, représentant artistes, musiciens, écrivains et divers notables s’étale sur un grand mur dans la rue des « mercaderes », la rue des marchands. Nous entrons dans une ancienne pharmacie qui contient une riche collection de bocaux en porcelaine et une écritoire. Nous découvrons ensuite l’hôtel Ambos Mundos, l’hôtel des deux mondes, où Hemingway avait sa chambre retenue durant plusieurs années avant de s’installer à la Finca Vigia ; c’est là qu’il écrivit plusieurs chapitres de « Pour qui sonne le glas. » Montés sur la terrasse, nous avons une vue imprenable sur la vieille ville et les environs.
Dans la maison du parfum, j’achète un flacon d’extrait de violette et un flacon d’extrait d’ilang ilang fraîchement pressés. Dans la maison du chocolat nous aspirons avec délices l’arôme des boissons chaudes chocolatées, mais on ne vend pas de chocolat à emporter. Dommage !
L’hôtel Raquel, a été restauré grâce à des mécènes juifs. Dans le hall nous découvrons le chandelier à sept branches, plusieurs chambres portent des noms bibliques, il est géré par le bureau de l’historien de la Havane, les bénéfices sont réinvestis dans la restauration du centre historique. L’ancienne académie des sciences est actuellement transformée en musée.
La plaza vieja, en fait la plus récente, ainsi nommée parce qu’elle était très abîmée est presque entièrement restaurée, elle possède une magnifique fontaine de marbre blanc.
Nous entrons ensuite dans l’Orient express de Cuba, un train luxueux offert aux dirigeants de Cuba par le président des USA. Les chambres et les salons réservés aux personnalités, ornés de bois précieux, de lustres en cristal de Baccarat et de riches tentures étaient rafraîchis grâce à climatisation à base de neige carbonique.
Un peu de repos ! Le repas que nous prenons dans le patio ombragé d’un restaurant modeste est simple et bon : du poisson grillé, du riz, des bananes frites, des crudités. Le prix est plus que raisonnable : 12 dollars pour trois menus, boissons et pourboire compris ! En taxi, nous partons visiter l’impressionnant musée de la révolution qui retrace les luttes du peuple cubain pour obtenir son indépendance. Au rez-de-chaussée, la grande salle de réception magnifiquement décorée est une véritable galerie des glaces. Dans les jardins du musée, derrière une grande vitre, nous voyons la copie du Granma, ce yacht de 18 mètres acheté au Mexique par des révolutionnaires. Il servit à transporter les 82 guérilleros ayant à leur tête Fidel et Raoul Castro ainsi que le Che qui ont débarqué le 2 décembre 1956 sur la plage de Las Coloradas, dans la province d'Oriente au sud-est de Cuba. L'original, est visible dans la province d'Oriente. Notre dernière visite est pour l’hôtel National de Cuba, ancien quartier général de la mafia, déclaré monument national. De nos jours les habitants de Cuba ne sont plus fils d’espagnols, fils d’esclaves, fils de pirates....Ils sont tout simple-ment Cubains, et c’est très bien ainsi !
La langouste du soir dégustée en compagnie de nos jeunes amis est appréciée, comme il se doit !
En coco taxi, le rickshaw de La Havane, nous nous rendons sur la plaza des armas, profitant du vent frais du matin. De là, en cheminant dans les rues tranquilles nous arrivons sur la plaza de la Catedral. En attendant l’ouverture, nous entrons dans les galeries d’art aménagées au rez-de-chaussée des grands immeubles qui bordent la place. L’intérieur de la cathédrale est sobre et élégant. Au son d’une musique apaisante, nous contemplons les énormes piliers de pierre, les gigantesques lustres de cristal, les peintures des saints, la grande statue de saint Cristobal, les fines statues de Notre Dame de Lorette et de Notre Dame de La Caridad, le chemin de croix très petit et très simple...
En flânant dans la rue Obisco, rue commerçante piétonne très animée, nous entrons dans une poste pour accéder à Internet, nous achetons des CD de musique cubaine et nous découvrons un petit restaurant chinois (enfin, presque...)
De retour dans le parque Central, nous retournons à Internet, à l’intérieur du Capitolio, cette fois. Une imposante volée de marches nous mène dans ce majestueux bâtiment qui est la reproduction du capitole de Washington. En entrant dans l’immense salle des pas perdus, nous voyons, par terre, le « diamant » qui marque le kilomètre 0 de toutes les routes de Cuba au pied d’une colossale statue dorée haute de 17 mètres qui représente la République. Après avoir consulté notre messagerie, nous visitons une grande galerie artisanale, un vaste amphithéâtre, la salle du parlement, le bureau du président et les pièces immenses richement ornées de sculptures renfermées dans les entrailles du Capitolio.
A 9 heures nous retournons au Capitolio dans la lumière fraîche du matin car fait frais aujourd’hui ! A pied, nous arpentons le Paseo Marti, autrement dit le Prado, la plus belle avenue de la Havane.
Encadrés par leurs maîtres, les enfants jouent sur la large allée dallée ombragée par de grands arbres.
Il fait bon circuler sur cette promenade agrémentée de bancs de marbre, de très beaux lampadaires en fer forgé et d’impressionnants lions en bronze, en admirant encore une fois les façades des maisons anciennes et leurs balcons finement ouvragés. Nous arrivons bientôt sur le Malecón où nous avons un joli point de vue sur Casablanca et son Castillo.
« Ce que nous avons en commun, c’est que nous sommes tous différents ! » Cet adage plein de bon sens, écrit sur le grand mur d’un établissement culturel nous incite à la réflexion.
Après quelques instants de repos dans notre casa, nous parcourons la rue Allende. Nous entrons dans une grande galerie marchande bien achalandée. Dans les nombreuses boutiques on peut acheter chaussures, vêtements, bijoux, appareils ménagers, CD... Un supermarché vend un bon choix de produits alimentaires, il y a même une cafeteria et un restaurant chinois !
La rue Allende est animée elle aussi en cette fin de soirée. Les vendeurs ambulants proposent des boîtes en plastique, des jouets et autres petits objets de la vie de tous les jours. Sous les vérandas on vend des cornets de bonbons, des jus de fruits, des glaces, des beignets et autre douceurs appréciées par les enfants qui sortent de l’école. On répare montres, bijoux, pneus...
Sous le balcon de notre casa, le coiffeur coupe avec beaucoup de dextérité barbes et cheveux masculins tandis que ses aides s’occupent des dames cubaines dans le salon de beauté attenant. Sur les balcons on élève poules et pigeons... Une vraie basse-cour en pleine ville !
A midi, nous savourons notre dernière langouste de Cuba, puis ce sont les adieux... Au revoir, Alexandra et Alexandro, les enfants de la casa ! Nous disons aussi au revoir à nos hôtes toujours affairés et à nos jeunes amis de quelques jours... Le taxi nous emmène à l’aéroport vers le grand avion qui nous reconduira bientôt en France. Adieu, Cuba, « la perle des tropiques ! » Tu vivras à jamais dans nos souvenirs !
Les photos de notre voyage sont visibles sur les albums Picasa de Jacques dont voici la référence :
http://picasaweb.google.fr/dumasjacques2
Christiane Dumas.
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