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Camping-Cars sur les Routes de la Soie et du Monde.

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Bulletin Mars 2009. 

Le voyage de Francine et André Helmbacher au Maroc en 2008.

Francine Helmbacher.André Helmbacher.

Maroc Hiver 2008.

Comme chaque année et depuis 8 ans maintenant, nous passons une partie de l’hiver au Maroc notamment dans la petite ville de Tiznit située à 95 km au sud d’Agadir où nous retrouvons en plus du soleil, quelques adhérents du club de la soie mais aussi beaucoup de nos copains du monde que nous nous sommes forgés au fil des nos passages et qu’il est parfois difficile de quitter tant l’ambiance y est chaleureuse.

Mais cette année après un séjour d’un mois au camping, nous avons décidé Francine et moi-même d’élargir nos horizons et de visiter la partie Est du Maroc celle qui longe la frontière algérienne et que nous n’avions jamais visitée.

Aussi après avoir pris congé de tous, nous nous sommes dirigés vers le superbe agadir d’A Bainou (el Aïssa ) où nous avons passé la nuit, pour nous diriger ensuite sur les petites villes de Tata, au camping bien sympathique qui domine l’oued , hélas sans eau cette année et ensuite à celui d’Agdès, superbe au milieu des palmiers tenu par une française et ensuite dans celui de la source bleue du Meski où nous resterons 2 nuits au milieu des palmiers et au bord de la piscine construite par les légionnaires il y a bien longtemps maintenant. Nous prendrons ensuite la direction de la palmeraie de Figuig en traversant environ 100 km d’un désert aride. Située au bord de frontière algérienne, cette magnifique palmeraie comporte 100.000 palmiers dont la visite est enchanteresse de calme et de sérénité. C’est pour nous véritablement, la découverte d’un paradis totalement méconnu….. que nous visiterons bien trop rapidement mais, ce qui nous donnera l’occasion d’y revenir une année prochaine avec un plaisir évident.

    

Nous y avons trouvé un hébergement de qualité bien sympathique dans le jardin fleuri de l’hôtel Figuig aménagé pour les CC (70 dirhams avec électricité) dont la propreté et la qualité des sanitaires avec l’eau chaude des douches et machine à laver le linge est exceptionnelle pour le Maroc. Mais il faut encore y ajouter la gentillesse du responsable des lieux qui par surcroît et par sympathie, nous offrira gracieusement le lendemain matin un copieux petit déjeuner que nous avons très apprécié ….
Mais hélas, au matin, à notre départ, un violent orage avec une pluie diluvienne s’abat sur toute la région et la gendarmerie inquiète en nous voyant prendre la route nous incite surtout à beaucoup de prudence et surtout à ne pas passer les oueds que la route traverse par 3 fois…..

Si le premier oued se passe encore assez facilement car l’eau de l’orage n’est pas encore arrivée, le second nous bloque pendant 3 heures tant est la violence et la hauteur de l’eau qui déferle et qui empêche aussi le passage des quelques voitures arrivées avant nous.
L’oued suivant nous bloquera à nouveau et cela encore pendant 3 heures tant les précipitations ont été fortes sur un sol qui n’absorbe pas, ce qui provoque une crue intense…sur le passage et où d’ailleurs, personne ne s’y risque……..
Mais pour nous, de voir tous ces millions de m3 d’eau qui se perdent dans les sables alors que nous venons de traverser des centaines de kilomètres de désert est une désolation …..Quelle richesse, on pourrait produire avec toute cette eau perdue pour tous ….

    

Nous prenons ensuite une route transversale pour nous diriger sur Iche qui est une toute petite palmeraie perdue dans la nature, aussi gardée par un poste militaire à la frontière algérienne.
Le soleil inonde à nouveau le relief de ses chauds rayons qui après la pluie récente fait ressortir et accentue la couleur rouge du sable de ce paysage montagneux et sauvage et ou nous admirons cette nature qui se situe dans un somptueux décor de couleurs.

Un émerveillement en continu.

Nous arrivons dans ce village perché de 35 familles et où réside aussi ce poste où 6 militaires gardent la frontière qui nous accueillent gentiment où nous passerons la nuit. L’adjudant chef nous fera visiter la palmeraie et ensuite nous offrira le rituel thé à la menthe ….
A la nuit tombée, il nous enverra un pain chaud, cuit sur l’heure et une assiette de viande avec des frites mais le cuisinier nous demandera si nous n’avons pas un peu de whisky….à bord !
Bien entendu nous ne sommes pas partisans de donner de l’alcool que nous remplaçons par une plaque de chocolat, des oranges, un paquet de café, des savonnettes et des stylos au moment de prendre congé. Au retour, sur la route nous apercevrons les chercheurs de truffes blanches dont les petites et pauvres tentes de toutes couleurs parsèment la plaine. En pleine recherche dans la campagne environnante. Ils nous en vendront une bonne livre pour une poignée de chiques… (60 dh) que nous dégusterons en 3 délicieuses omelettes.

    

Après notre passage dans la ville d’Oujda et la nuit passée sur la parking de l’aéroport (20dh) nous ferons halte au camping d’AL Hoceima fort bien situé en bord de mer dans un jardin et où les sanitaires sont, tout comme les lieux, dans un état déplorable… d’abandon. Ce camping qui dépend de la municipalité est d’ailleurs occupé en partie par une équipe d’ouvriers qui logent sous des tentes et il abrite aussi un dépôt de matériaux entreposé en attente d’utilisation… qui se font dans le haut de la ville mais ceci au détriment des lieux…
Ce sera le plus triste de tout le Maroc. (40 dh)

Nous irons nous promener jusqu’au Pénon, un minuscule îlot espagnol comportant une forteresse située à quelques encâblures en face d’une superbe plage où le club méditerranée avait installé un village de vacances en paillotes que j’ai fréquenté par 3 ou 4 fois au temps jadis … lorsque j’étais plus jeune mais qui, maintenant, a complètement disparu…

Mais le plus beau reste à découvrir, nous indique un camping-cariste du camping d’al Hoceima et suivant son conseil nous prenons au départ la nationale en direction de Chefchaouen mais nous bifurquerons après Targuist pour prendre une route blanche bordée de vert qui est indiquée sur la carte pour prendre la direction de El Jebha qui rejoint à nouveau sur la mer… en traversant le rif.

Bien que, sur cette route qu’on peut assimiler à une piste, car depuis longtemps le revêtement de bitume a disparu, soit épouvantable, pleine de trous et qui ne nous permet pas même de passer la seconde vitesse de notre véhicule, les paysages que nous découvrons sont fabuleux et extraordinaires sous le soleil qui fait jouer les couleurs. Certainement les plus beaux paysages que nous ayons pu voir jusqu’alors dans tout le Maroc. En effet, le route ou plutôt la piste tourne et monte autour de chaque montagne où nous apercevrons au loin dans un environnement de blés bien verts les… carrés rouges grenat de terre labourées qui vont recevoir le H. Et ce contraste des couleurs est saisissant mais il nous faut à nouveau redescendre pour remonter sur la montagne suivante et cela pendant 6 heures durant où nous découvrons sous nos yeux éblouis des paysages pharamineux à chaque virage mais qui se termineront par une route en création très caillouteuse de 40 km où nous mettrons plus de 4 heures pour en voir la fin et en nous recouvrant d’une fine poussière rouge impalpable.
Il inutile de vous parler de l’état de notre véhicule à l’arrivée …

    

Arrivés enfin au village qui est en bordure de mer, assez fatigués, nous trouverons, par chance, un parking dans la cour des gendarmes où se trouvent déjà trois C.C en stationnement et nous sympathiserons avec les équipages.

Le lendemain matin nous continuerons notre périple avec une route un peu meilleure et toujours avec ces merveilleux paysages.
Nous nous arrêterons au camping de l’oued Lahou bien arboré (44 dh avec électricité) où nous resterons 2 jours.
Avec nos sympathiques nouveaux amis de rencontre, nous nous rendrons en taxi au grand souk très coloré et folklorique qui a lieu chaque dimanche matin à quelques kilomètres de la ville où nous verrons la foule des marocaines du rif affublées de grands chapeaux de paille et habillées dans leurs costumes rayés blanc et rouge de la région faire leur emplettes de la semaine parmi toutes sortes de marchandises, de légumes et de fruits amoncelés sur le sol ici et là.
Sans parler des moutons des ânes et des vaches qui sont proposés et que les acheteurs ou les vendeurs baladent dans cette joyeuse cohue.

   

Nous prendrons ensuite la direction de Martil sous un grand ciel gris où nous apprécierons le nouveau camping de par sa qualité. Nous rejoindrons ensuite la frontière espagnole pour notre retour en France.

André Helmbacher.


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